
« Certaines scènes de
violence peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes… », voilà comment
commençait l’exposition de Joe Coleman au Palais de Tokyo…

En effet, cet autodidacte
newyorkais (artiste, performer,
musicien, acteur) est fasciné et obsédé par le côté obscur de la condition
humaine. On pourrait le qualifier d’enlumineur
retraçant la vie des icônes de la violence et des monstres américains. Les
Saints deviennent des personnalités contemporaines « à la sainte folie
trash ». On y retrouve des inspirations venant de Crumb et des comics de
la contre culture, mais aussi de Brueghel ou de Bosch.
Ses influences ? Les
enluminures moyenâgeuses,
la
Renaissance, et …les
crimes comics des années 50 !
Joe
Coleman (noté les initiales qui ne sont pas anodines !! Il se définit
comme l’égal de Jésus Christ sur terre et l’antéchrist en même temps) est
également connu pour ses performances appelées « Party Explosion » où
il expérimentait la théorie du Bing Bang en se ceinturant d’explosifs.
Mais
également pour son expérience d’Odditorium : installation permanente
composée d’objets bizarres et de modèles de taxidermie....Il est fasciné par les serial killers et ils deviennent son principal sujet d’inspiration « …je pense qu’ils essayent de communiquer. L’acte de
poignarder quelqu’un est un acte de communication dans lequel on donne sa
douleur directement à l’autre. Le problème c’est que l’on détruit l’autre
personne en même temps qu’on se détruit soi-même. Par conséquent je ne crois
pas que ce soit une méthode valable de communication. Mais comment articuler la
souffrance ? Pas en chantant du folk, ni en lisant des poèmes. Il faut trouver
un moyen d’expression digne de la souffrance."
Curated by Emilie. Bienvenue à Emilie, le nouveau talent glamour des Curators of Cool !