Dans l'antiquité, on pendait les augures médiocres, dans la Médiacratie contemporaine on les célèbre ! C'est le cas de Dominique Wolton, Directeur de l'Institut des sciences de la communication au CNRS, parfaite incarnation d'un particularisme bien français.
L'intellectuel s'était particulièrement illustré dans les médias Français, par un pamphlet contre Internet, en 1999, où le chercheur tentait péniblement, de limiter l'impact futur de la toile, quelle clairvoyance !
"Internet est-il une révolution aussi importante que la radio dans les
années 20 et la télévision dans les années 60 ? On peut en douter...
La société du
multibranchement risque aussi de faire éclater la société réelle, en
substituant l’individualisme et les relations « à la carte » aux
solidarités qu’impliquait la vie sur un même territoire et le partage
de ressources culturelles communes."
Ce manque flagrant de vision (ou plus simplement ce corporatisme opportuniste) n'a absolument pas refroidi les médias, qui continuent d'interroger Wolton, sur à peu près tous les sujets possibles et imaginables. Ainsi, qu'elle ne fut pas ma surprise de tomber dans le Libération du 4 Août, sur une véritable apologie d'Internet réalisée par l'ami Dominique !
"C'est vrai qu'Internet constitue un contre pouvoir. La presse écrite et audiovisuelle a tendance à s'institutionnaliser, et donc à limiter l'expression des citoyens. En réaction, ces derniers, ceux de 15 à 45 ans car tout le monde ne passe pas sa vie sur Internet, se sont mis à utiliser le web pour contourner les médias officiels. En outre, tout le monde a désormais accès à enormément d'informations, ce qui représente un progrés inoui."
Chers amis, à la lecteur de cette phrase, je suis des plus pessimistes pour l'avenir du Web ! Mais attendez, ouf le naturel revient vite au galop, chez Wolton...
"Dans moins de cinq ans, l'engouement actuel pour les nouveaux modes de communication interactif va se relativiser"













l'expert en info-com dirait aux sujet des révolutions, que ce n'est pas la technologie qui impacte la vie de tous jours mais que le web a permis de mettre à jour des attentes latentes dans le terreau social. La technologie et ses contenus et les pratiques sociales évoluent conjointement... Il n'y a pas d'impact de l'un sur l'autre. C'est cette nuance qu'apporte entre autre les universitaires. (7 commentaires sur une photo de wolton, pas mal pour un blog de pub)
Rédigé par: FR | 16/09/2008 à 14:22
Ced : Juste du mal à considérer "l'expertise Internet" d'un technocrate, qui n'a jamais imaginé ou accepté les révolutions qu'apporteraient le Web, dans nos vies à tous
Rédigé par: darkplanneur | 30/08/2008 à 13:18
Sûr qu'il n'a pas dit que des trucs justes, mais quand vous reprenez des articles de 98-99 et l'allégorie systématique du web, sans aucun recul, well... Il se plaçait quand même un cran au dessus, ne serait-ce que parce que ses objections prêtaient à réflexion (un luxe qu'il est parfois bon de s'autoriser dans nos métiers)
Rédigé par: Ced | 27/08/2008 à 11:31
moi jdis wolton, on ne lui aurait pas tenu rigueur si il était pubard, sauf que wolton, il est universitaire. Soit il est consensuel, soit il est subversif... ce qui n'empêche qu'il peut être sympa...moi j'en sais rien. En tout cas, en 4 ans d'étude en sciences de l'information et de la com je n'ai jamais entendu un seul prof lui faire référence.
mais jdis aussi que si les inconnus caricatureraient les pubards aujourd'hui, ce serait encore plus comique et gras que dans les 80's...
Rédigé par: FR | 20/08/2008 à 12:31
MoiJDis...les publicitaires ne sont plus comme dans le sketch des Inconnus.Le monde a évolué depuis les 80's...tu sais
Rédigé par: darkplanneur | 12/08/2008 à 12:11
Moi je dis que l'erreur est humaine comme si les gars de la pub se trompaient jamais... en même temps les torchons qu'ils sortent n'ont rien de très construit du coup c'est vrai en effet effectivement on risque pas de se tromper... Oh bien cassé !
Non mais hein parce que le gentil Wolton qui n'a pas besoin de coke pour avoir un débit de parole de 20Giga et ben moi je l'aime bien, je l'ai rencontré plusieurs fois dans des séminaires où ça parle de société qu'elle a que des problèmes et il en faut des mecs comme ça qui osent dire que le web c'est de la chiotte, parce que ça fait du bien.
Na na na nère.
Rédigé par: MoiJdis | 11/08/2008 à 22:14
C'est dommageable pour les Science de l'information et de la communication qu'il dirige l'institut du CNRS...
Rédigé par: FR | 07/08/2008 à 11:59