« You’ve got a pussy, I’ve got a dick, what’s the problem? Let’s do it quick » Voici le refrain radicalement Buzz du dernier single du groupe Allemand Rammstein. Provocation Gratuite ? Manifeste Philosophique ? Coup Marketing ? Patrice Verry, le spécialiste français de Rammstein, décrypte pour nous.
Avec déjà quasi quinze ans de carrière au compteur, clair est de constater que nos teutons n’ont pas perdu la main. Quatre ans après « Rosenrot » « (2004), hormones-testostérones sont fidèles à un rendez-vous orgasmique que vous ne sauriez manquer. Rammstein s’exhibe et entonne un hymne au sexe avec « Pussy » comme zone érogène de leur nouvel album « Liebe est für alle da » (« L’amour est pour tout le monde »).
Si certains vont êtres tentés d’interpréter ce retour sous une forme d’appellation « bling-bling », les autres, les connaisseurs, ne manqueront pas de scander « bang bang » comme le signe d’une nouvelle chevauchée hérétique aux relents érotique. Exit les métaphores, au rebus les double sens, place aux jeux ? …de mains sans lendemain, nous sommes plongés dans le vif du plaisir, le vice de la luxure. Cueillir la jouissance, là, maintenant, tout de suite : Ne plus vivre dans des futurs incertains, ni s’assoupir dans des présents défunts. Laisser la place aux fantaisies et aux vibrations impudiques, le message est limpide :
« You’ve got a pussy, I’ve got a dick, what’s the problem? Let’s do it quick »
Stimulation !
Si l’on devine aisément que les sexes turgescents ne sont pas ceux de « ces » héros modernes, il n’en demeure pas moins que les fugueuses pénétrations et les mises en bouche sont explicites. L’idée d’un porno mettant en scène des stars « mainstream » a toujours fait l’objet des fantasmes les plus désirés. Alea jacta est, Rammstein franchi un pas, ouvre la boîte de Pandore. Chaque « membre » du groupe se met en scène dans des saynètes proches d’une sitcom qui vire au porno où le clinquant et la parodie demeurent par ailleurs omniprésents : Till Lindemann incarne le Playboy, Christoph Schneider le CEO, Paul Landers joue au Cowboy, tandis qu’Oliver Riedel se plait en ligoté SM-Mr Pain, Richard Z. Kruspe se transforme en Partyboy et Flake devient Heeshie. Un cirque rutilant, boosté par une dynamique rythmique entêtante, sevré au métal. La sève a du goût et le procédé fécond. Entre provoc’ et marketing, Pussy restera à coup sûr dans les annales.
A l’image de la pochette du single, la nouvelle libération sexuelle pourrait culminer en un mélange homme-femme / femme-homme. En quelque sorte, un être dont la modernité se positionnerait au-delà des clivages pour ne faire qu’un. Voir deux en un. En 1992, Brian Yuzna accouchait du déviant Society où, déjà, on pouvait voir des corps se vampiriser, se déformer pour s’encastrer et se mélanger dans des orgies de chair. Nous n’étions alors pas très éloignés des univers rugueux des Lynch et Cronenberg. Ici, derrière le propos, se dessine une vision anatomique bien plus colorée des corps, et une auto-dérision baignée d’allégresse.
Disons-le, avec cette vidéo tournée par le prolifique (et ancien batteur suédois du groupe de black metal Bathory) Jonas Ãkerlund, on se rapprocherait même plus d’une super production X à la John B. Root !
Simulation ?
Pendant bandant de cette imagerie narcissique, les apparences pourraient pourtant (à nouveau) se révéler trompeuses. Et si, une fois de plus, avec une étonnante lucidité, Rammstein venait de réussir un coup de maître en se jouant des apparences. Si derrière ce miroir pornographique de l’étiquette du métrosexuel, il désignait une société moderne où la quête du plaisir était devenue essentielle et les sentiments synonymes de frein social. L’incarnation d’une époque où le poids des pressions communautaires poussant à des satisfactions instantanées, sans lendemain. Un doigté de subtilité où la cible se serait pas le point G mais la démonstration d’une fuite en avant comme instinct de survie.
N’oublions pas que la plupart des membres du groupe sont pères de famille (Till a quatre enfants)…et même s’ils parsèment leurs chansons de thèmes fétichistes et transgressifs, ils montrent aussi souvent leur attachement au romantisme. Signe de sensibilité, leurs chansons ne sont-elles pas d’ailleurs fréquemment ponctuées de références aux Arts…
En premier gang band de l’histoire, Rammstein ne nous offrirait-il pas une brillante métaphore sociale au climax juteux ?.... Définitivement l’aphrodisiaque de la rentrée.
Patrice Verry, Co-auteur de Rammstein, les crasheurs de feu












J'aime bien cette nouvelle version des PussyCat Dolls !!!
Rédigé par: Amylee | 22/10/2009 à 23:28
La provocation est là. Ultime. Plus loin que Buch dich, Mein Teil et consorts. Sans compter les conditions de la viralité online avec cette vidéo dispo sur sites pornographiques. Reste la musique. Mauvaise. Creuse. Encore aseptisée. Rammstein n'a jamais été un groupe de bonne musique. Mais l'authenticité de leur rage, l'originalité scénique de leur masculinité et le son hurlant de leur frustration d'ex allemand de l'est faisait le travail. Aujourd'hui ils ne sont plus qu'un produit. A noter que la pochette du single ressemble à celle de Mechanical Animals, d'un autre provocateur américain...
Rédigé par: Monsieurp | 02/10/2009 à 12:48
en ce moment plus je regarde la photo et moins j'ai envie de castrer mon chat...je me l'explique pas!!!
Rédigé par: fanfan | 02/10/2009 à 01:56
Comme votre commentaire minable, en anonyme !
Rédigé par: Darkplanneur | 26/09/2009 à 18:35
bof, baillements, provoc ? pffff.... ca provoque personne. nul a chier
Rédigé par: bof | 26/09/2009 à 18:33