Qu’on se le dise, le conte « Le Beau Dormant by J.M. Weston » est un ovni créatif dans le monde du luxe masculin français, si endormi en communication…. Pour Darkplanneur, il s’agit surtout d’un film d’amis : Oxmo (Puccino), Omar (Sy) et une maison dont nous portons fièrement les couleurs, depuis des années : J.M. Weston.  Nous sommes allés interviewer les architectes du projet : Cedric Dauch (Directeur de la communication J.M. Weston) et Oxmo Puccino. A la vision de cette création, plus que jamais les mots de Cédric résonnent… J.M. Weston, en avoir ou pas !

Interview Cedric Dauch

Darkplanneur : « Parles nous de la genèse de cet incroyable projet  Omar Sy x Oxmo Puccino x Weston ? »

Cedric Dauch : « Ce film est là pour apporter un peu de rêve. Il se frotte aux mythes de Perrault, et est une sublime matière première à travailler. C’est aussi l’envie de partager une vision onirique avec le plus grand monde, dans un contexte 2017 assurément âpre et médiatiquement rude. Une part de rêve, un acte généreux et décale. Oxmo est un poète contemporain, Omar un acteur élégant et drôle, Alexia une princesse à l’étrangeté délicate. »

D : « Le film s’appel « Le Beau Dormant », un conte 2017 au nom de la liberté de style ? »

CD : « Exactement – La liberté de jouer avec les codes, d’inverser les rôles, de ne pas se prendre au sérieux lorsque l’on est une institution. »

D : « Loin des stéréotypes, Weston plonge dans une Inclusivité poétique avec cette création ? »

CD : « Oui, cet objet est libre et exprime une liberté de style avec ses acteurs brillants et peut être inattendus. C’est le choix de la maison que de proposer des talents qui ont de fortes personnalités. La maison a besoin de se raconter autrement avec des regards actuels compris de tous. C’est cela être généreux aujourd’hui. Ne laisser personne indifférents via nos communications, et rester à un niveau très élevé d’exécution et d’image. Dépasser les logiques de statuts au profit d’une émotion plus universelle, qui unie. Chacun a ses Weston, à sa manière, et ce sont pourtant presque toutes les mêmes. C’est la force de l’icône, elle révèle celui qui les porte. »

D : « Omar Sy est-il l’homme Weston 2017 ? »

CD : « Oui, également, mais ce n’est pas le seul ; c’est un créatif ; il se retrouve dans nos modèles. Il se projette. Il les trouve élégantes et elles révèlent en partie son aura. C’est une belle mission, accompagner les hommes et les rendre plus beaux. »

D : « Le Beau Dormant est également la rencontre avec un génie de la chanson (Oxmo Puccino), mais dans un rôle qu’on attendait pas, celui de metteur en scène, pourquoi un tel pari?

CD : « C’est un pari réussi. Le pari de créer une tension qui fera naître de l’émotion en embarquant un talent brut et puissant à bord d’une maison raffinée qui a besoin d’être chahutée, elle aussi, parfois. »

D : « Où en est la maison Weston en 2017, vous multipliez les ovnis  « Le Pop Up Store Cinéma », « Le Beau Dormant » ? »

CD : « La maison évolue, elle reste au cœur du monde contemporain. Elle séduit avec les outils d’aujourd’hui. C’est la vertu d’une maison centenaire : elle se renouvelle sans cesse pour se connecter au vivant, en fonction des époques, des genres. Elle essaie modestement de rendre les hommes toujours plus beaux et séduisant. JM Weston, en avoir, ou pas. »

D : « L’année 2017 semble être un vrai Big Bang dans la mode masculine, quelle est la réponse de Weston ? »

CD : « Lorsque nous avons chaussé au Printemps 2017 les mannequins de la chez ETUDES STUDIO pour leur show, nous avons accompagné des looks très créatifs. Les DA de ce collectif ont compris que la force des classiques c’est de ne jamais se démoder, d’apporter de l’appui, du style, de l’allure. Cette tension stylistique était belle. C’est notre rôle. Notre réponse sera donc  la même depuis 125 ans : apporter de l’allure, celle des années à venir, avec des créations actualisées et de vraies nouveautés. Mais créer des icônes indémodables demande du temps ! Patience.

Interview Oxmo Puccino

D : « Quelle est la définition du luxe par Oxmo Puccino ? »

Oxmo Puccino : « Pour moi le luxe est ce qui n’existe que pour soi, un chose dont la matérialisation correspond à l’idée que vous vous faites de ce qui est rare est beau et vous est destiné, supplanté d’une finesse dans les détails qui ne trompent pas, grâce aux longues heures de travail effectuées par des mains expertes. »

D : « Quelle est ta vision de J.W Weston ? »

OP : « A La fin de mon adolescence JW Weston représentait la chaussure ultime , les soulierd des grands jours où il fallait convaincre.  je fréquentais assidûment des  sapeurs​ d’origine ivoirienne, qui offraient du plaisir visuel par la façon donc il étaient vêtus. Bien que nous ayons découvert d’autres marques, ce que représente cette maison est restée intacte, chausser des Weston fera toujours le même effet, depuis j’ai toujours une paire que je porte rarement pour les conserver stupidement au lieu de les porter tous les jours. »

D : « Comment as tu sculpté l’homme Weston, qui est le Beau Dormant ? »

OP : « Après des siècles passés à tuer de dragon des sorciers déjouer le jeu des sorcières, le beau dormant aujourd’hui et un homme qui se repose et laisse la femme prendre le pouvoir. Il a plus de temps pour se soigner Il attend que sa madame prenne l’initiative et le délivre pour passer à la  troisieme  étape de leur histoire. »

D : « Tu es l’auteur de ton premier film de marque, de plus dans l’univers du luxe masculin, peux tu nous parler de cette expérience ? »

OP : « Je n’ai jamais abordé ce projet comme un film de Marque, le but était de fournir un bel objet avec des beaux gens afin de faire rêver sous prétexte du désir de porter quelque chose de particulier, cela j’ai pû le proposer grâce à une équipe hors du commun, que ce soit au niveau de J.M Weston ou de la production du film. L’univers du luxe masculin m’est familier car venant du Rap, je rappelle que l’expression ‘bling bling » est né de ce courant et que l’attention prêtée à son image. »

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