« Girls » la série évènement arrive sur Darkplanneur

Gregory Casper notre chroniqueur "Storyteller" nous présente la nouvelle série anti "Sex and the City": GIRLS! une série qui s'attaque au quotidien des femmes en traitant de leurs vrais problèmes: attention, les fish pedicures, les cupcakes, les louboutin, et autres cosmopolitan ont laissé place à un quotidien beaucoup plus réel..adieu New-York, bienvenue à Brooklyn!

GIRLS est la série évènement aux USA, malgré la fermeture de MEGAUPLOAD, il ne faut surtout pas hésiter à la voir en avant-première, et en voici les 5 raisons:
Raison 1: ses géniteurs
La série est bien née. Son papa (producteur exécutif du show ) n’est autre que le talentueux Judd Apatow, réalisateur, scénariste et producteur, a qui on doit entre autre “40 ans toujours puceau,” “En cloque mode d’emploi” ou encore “Funny People”, que des cartons
au box office US. Sa maman, elle, c’est la chaîne HBO que l’on ne présente plus et qui est devenue depuis quelques années, synonyme de qualité pour tous les sériphiles.
 
Raison 2: son ton 0% gossip
Oublier Gossip Girls, Gilmore Girls etc… Girls épure et va à l’essentiel. Girls c’est l’histoire de quatre copines, Hannah, Marnie, Jessa et Shoshanna, la petite vingtaine, qui vivent à New-York (à Brooklyn) et tentent de démarrer leur vie de jeunes adultes et de trouver leur place dans la société… et c’est tout! Pas de fric à gogo, de superbes robes ou de potins de stars. Les filles ne sont pas des gravures de mode et pas spécialement riches non plus. Dans Girls rien n’est propre ou policé, ici c’est le réalisme et même la crudité qui séduisent.
 
Raison 3 : pour Lena Dunham
Pour le show, Lena Dunham est productrice executive, réalisatrice, scénariste et actrice (elle joue le rôle principal)… à seulement 26 ans. Mais Dunham c’est avant tout une écriture. Dès le pilote, elle fait dire à Hannah (son personnage) «Je crois que je peux être la voix de ma génération» et c’est vrai. A la manière de la tempête Sofia Coppola sur Hollywood, Lena Dunham fait souffler la hype sur la TV US. Son ton « ironically funny » fait mouche à chaque fois et l’on rit quand l’héroïne dérape en faisant une blague sur le viol lors d’un entretien d’embauche, ou lorsqu’après une intense réflexion elle ose un «En fait, je crois que j'ai envie
d'avoir le sida» à sa gynéco. Le caustique est sa marque de fabrique.
 
Raison N° 4: pour sa relecture de Sex and the City
Avec SATC, HBO avait crée une série « événement ». Pour la première fois on pouvait voir une bande de copines trentenaires parlant sans tabou de sexualité mais toujours dans le glamour. Girls change de génération et Girls est cru, tant dans le ton que dans l’esthétisme. Les scènes de sexe ne sont pas lisses, les bourrelets ne sont pas gommés, les dialogues sont parfois gênants mais toujours vrais. On y parle de rapport non protégée, d’ex devenu homosexuel, d’avortement et d’exploitation professionnelle. Le décor c’est Brooklyn, loin de  Manhattan et de Jimmy Choo.
 
Raison N°5: pour sa polémique outre-atlantique
Comme ses illustres grandes soeurs (Nip Tuck, Sex and the City ou encore Walking dead…) Girls est déjà au centre d’une polémique. En effet l’absence de personnages d’origines étrangères dans la série est pointée du doigt. Certains se demandent comment on peut se
dire « réaliste » sans colorer une histoire qui a pour cadre New York et Brooklyn. Outre son sujet 100% US (la représentation des minorités dans les fictions américaines), la question posée est celle de l’identification. Peut-on s’identifier à quelqu’un qui physiquement ne nous ressemble pas (je suis un homme et l’héroïne est une femme, ou encore je suis noire et l’héroïne est blanche…), mais qui semble avoir une vie proche de la nôtre. Intéressant non ?
 

Partager cet article

A propos de l'auteur :

ceci est ma vie et je m'aime
Suivez-moi sur Twitter !
  • Gregorycasper

    J’ajoute qu’on peut suivre la série 24h après sa diffusion aux USA avec l’option CinéSéries d’Orange.

  • jojo

    Je suis déjà adepte !

  • http://twitter.com/comedywriting Jul

    Excellente série.
    Lena Dunham, la Louis CK au féminin.

Site Meter