Les nombreux adorateurs de la Retromania (ou le culte du vintage) défendent leur passion en prenant pour référence, la Renaissance. Période bénie, qui a puisé son inspiration débordante dans la redécouverte de l'Antiquité. Pour le reboot de la série emblématique des 80's, Dallas, pas besoin de grandes théories, c'est une réussite en 3 points.
1. Reussite d'Audience & Buzz
Un record d'audience 6.8 millions pour la chaîne TNT, et au delà un formidable accueil critique dans le monde entier. La nostalgie a dépassé le simple cadre de la série, pour nous rappeler que l'Age d'Or des séries TV US n'est peut être pas terminé...
2. Réussite de la Retro mise en scène
La singularité de la mise en scène du reboot Dallas réside paradoxalement, dans son économie des effets retro, qui se concentre sur deux axes :
a) Le Générique
On retrouve avec joie la même mécanique : Un triptyque d'images (très Tarantino) sous "la même musique culte et pompier", mais grande différence, aucun personnage n'est montré.
b) La mise en scène dédiée à JR
Toute la dramatisation se concentre sur un unique personnage : JR. La camera se veut expérimentale, jouant avec les codes du film de genre, de la piedestallisation antique, aux films d'épouvante gothique. JR incarne le mythe du salaud, protéiforme, touche contemporaine oblige !
3. Réussite Conceptuelle
La grande réussite de Dallas, est de ne pas se limiter au retro, la série invente, en articulant le coeur de sa narration, sur un thème absent des fictions d'aujourd'hui : le Quatrième Age.
Les vrais héros sont plus que fatigués (les fils jeunes et beaux sont à usage décoratifs), ils sont presque grabataires (il faut voir JR arriver avec son déambulatoire, en pleine soirée bling bling texane), face à leur dernier vrai combat, loin des puits de pétrole : la Mort.













