Voilà un sujet qui m’obsède depuis des mois, me laissant totalement dubitatif quant à la réponse: en effet au cours de mes nombreuses déambulations dans les galeries, et observations de la vidéographie contemporaine, il me semble que nous assistons à un glissement des rapports de force moraux entre Homme et Femme.

Maison Européenne de la Photographie, rétrospective de Bettina Rheims, à la fin du parcours de l’exposition, une partie à part, un petit « Enfer » interdit aux – de 18 ans, dans lequel l’artiste présente une orgie mettant en scène des personnages féminins dans des positions + qu’explicites…l’artiste se fendant d’ailleurs d’un texte sans équivoque.

rheims4Loin de nous l’idée d’émettre des reproches  car nous avons toujours lutté pour la liberté d’expression, mais cet exercice, dans une exposition ‘grand public’ m’a interpellé: comment ces images auraient-elles été perçues si l’artiste avait été un sujet masculin? Se pourrait-il que ce qui est vu comme un acte ‘borderline’ ou pornographique prenne un sens autre dès qu’il a été commis par une femme?

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rheims3La femme jouirait – elle d’un statut tel que ce qui est appelé vulgarité du fait d’un homme devienne transgression dans la main ou la bouche d’une femme ? Autre exemple à une échelle moindre, le nouveau clip « Work » de Rihanna (au combo démoniaque: SEX / DRUG / TWERK), Hot ou Vulgaire ?
  Serait-il perçu et accueilli de la même façon s’il avait été conçu par un homme ?

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