Septembre 2012, mois le plus long de l’année, synonyme d’une rentrée plus que chargée pour le Vogue Paris, débuts de Fashion weeks (New-York, Milan, et enfin Paris..), Vogue Fashion Night Out….mais surtout, cette rentrée marque un tournant stratégique / créatif avec le lancement d’une nouvelle maquette pour le plus prestigieux des magazines de mode. Darkplanneur a pu s’entretenir avec son éditeur, mme Delphine Royant pour une interview vérité (de plus en plus rare de cet univers ), et surtout sans langue de bois… une Bénédiction!

Darkplanneur: Après 90 ans d’expérience comment se porte Vogue Paris ?

Delphine Royant: Vogue Paris se porte très bien, et n’a jamais été aussi en forme. Car aujourd’hui c’est bien entendu un magazine, mais aussi une nouvelle plateforme web, que l’on a lancé cette année, et qui rencontre un véritable succès. Dans son genre encore un fois, ce n’est pas encore forcément un succès d’audience, mais un réel succès de qualité, de contenus, un vrai site journalistique. C’est aussi une communauté, et nous sommes très fiers et très étonnés que Vogue ait cette capacité à mobiliser autant de personnes autour de son nom, de son expertise et de son histoire. C’est 1 millions de followers sur Twitter, 550 000 fans sur Facebook. Et au delà même du média, c’est la Vogue Fashion Night qui réunit plusieurs milliers de personne pour célébrer la mode. La marque ne s’est jamais aussi bien portée, n’a jamais été aussi puissante et résonante même au delà de la France. Car Vogue Paris est devenu le plus puissant des magazines, non pas en terme d’exemplaires vendus, mais en terme d’image et d’influence.

 D: Quelle est la mission / positionnement de Vogue Paris parmi les autres éditions soeurs comme Vogue USA ou Vogue Italie ?

DR: On ne se donne pas vraiment de missions à proprement parler. Il existe une indépendance totale des filiales, des marques, mais dans le respect d’un ADN de base. Chacun adapte sa formule à sa culture locale et à son lectorat. Chaque pays a des histoires différentes, Vogue Paris est absolument lié à l’histoire de la mode, qui est née en France avec la couture. Il a été très tôt le plus puissant, car tout était shooté ici, les défilés se passaient ici. Vogue Paris a donc une place très particulière, et il accompagne depuis 90 ans la création de mode, les autres pays n’ont pas ça, ni la Russie, ni la Chine… Le seul qui pourrait rivaliser en terme de mode c’est le Vogue italien, qui a eu des années de gloire. Notamment quand le prêt-à-porter a été lancé, dans les années 70, accompagné par des marques comme Valentino, Armani etc… L’industrie italienne a été très forte des années 70 jusqu’à aujourd’hui, malgré la crise italienne, sa mode est encore très forte. Mais le Vogue italien, contrairement au Vogue Paris n’a pas su se renouveler. Cette capacité que l’on doit avoir quand on s’appelle Vogue, ça évoque une notion de constant renouvellement.

 D: D’ailleurs, d’où vient le nom Vogue ?

 DR: D’un renouvellement constant ! Vogue évoque aussi le souffle de la création, la nouvelle création. En vogue, c’est d’ailleurs devenu un nom, une expression. C’est l’idée de surfer sur les nouveautés, l’avant-garde.

 D:Pourquoi Vogue Paris est-elle la seule édition attachée à une ville à l’inverse des autres qui sont attachées à un pays ?

 DR: Pour toutes les raisons que j’ai expliqué précédemment, Paris reste Paris. Paris est le pays de la mode, même si les fashion weeks de Milan, New York, et même de Londres essayent de rivaliser, Paris demeure incomparable.

 D: En 90 ans, quelles seraient pour vous les grandes dates de Vogue ? Les grandes couvertures ?

 DR: Pour moi les grandes dates c’est tout ce qui correspond aux changements de ligne éditoriale, liés aux changements de rédactrice en chef. Il n’y en a pas eu beaucoup : en 90 ans je crois que nous en sommes à 7, on a une véritable longévité des rédactrices en chef.

 D: Quelle sont donc les grandes guidelines ?

 DR: Les valeurs fondatrices, c’est le style, l’audace et la créativité. Ensuite, ce qui peut être développé est décliné en fonction des rédactrices en chef et de leur aspirations. Il y en a qui vont appuyer plus sur un des éléments, parfois à l’extrême, et d’autres, faire un mélange plus homogène. Certaines vont trouver que dans le style c’est plus de l’intimité, et vont introduire plus de personnes, plus de personnalités. Cela se fait en fonction des rédactrices en chef, ainsi elles jaugent de manière différente ces trois valeurs fondatrices.

 D: Pourquoi avoir voulu ce lifting ? Crise d’identité de cette jeune demoiselle de 90 ans ?

DR: C’était normal, une nouvelle rédactrice en chef est arrivée il y a un an et demi, Émanuelle Alt. Au début Emmanuelle s’est attachée à changer avant tout le contenu du magazine. Et cela a pris forme dans le temps. En une année elle a changé la ligne éditoriale, elle l’a fait évoluer. On a d’abord changé le contenu avant de changer le contenant, ainsi le contenant devenait un aboutissement du contenu. Il fallait faire ce travail de fond pour changer la forme, puisque la forme est aujourd’hui notre écrin.

 D: J’ai beaucoup entendu parler d’un « classicisme intemporel », qu’entendez-vous par là ?

 DR:Pour Vogue, c’est un savant dosage et un savant mélange entre de l’hypercréativité et de l’audace. Il faut toujours surprendre, faire toujours plus fort, plus grand, plus étonnant, plus beau ! Donc ça implique des partis pris radicaux, des prises de risque visuelles, artistiques et créatives. Et en même temps Vogue c’est le garant des valeurs sûres. C’est en cela que consiste notre mission de rester dans l’intemporalité et le classicisme. Car Vogue va vous parler du jeune créateur qui fait aujourd’hui la une et qui est le chouchou de toutes les créatrices. Mais on évoque aussi les créateurs historiques. On refait des portraits sur Monsieur Armani, Monsieur Lagerfeld, Monsieur Elbaz, et pourtant ce ne sont pas des jeunes premiers. Mais Vogue c’est ça, c’est ce savant équilibre. On se doit de faire la balance entre créativité et classicisme.

 D: N’est-ce pas contradictoire avec la vision du magazine de « défricheur de tendances », de précurseur, d’audace et de créativité ?

 DR: Défricheur de tendances, ce n’est pas nous ! Nous sommes créateur de tendances, ce n’est pas pareil!  Vogue ne va pas mettre en exécution des idées tirées chez des gens qui sont créatifs. Vogue choisit l’actualité et la remanie à sa manière, c’est ce qu’on appelle la Vogue touch. Chaque chose que l’on expose se fait au prisme de Vogue. De ce fait, nous sommes les seuls capables en un numéro, en une saison de faire émerger une tendance. Si l’on affirme que c’est la mode du rouge, du doré ou du blanc; vous allez avoir deux mois plus tard, la reprise de cette tendance  dans la presse. Nous sommes également capables de relancer des créateurs. Carine Roitfeld l’avait fait, et je vous donne cet exemple car il a été tellement emblématique et tellement visible. Un créateur qui était totalement inexistant, plus personne n’en parlait, voire même totalement ringard qui était Azzaro, il y a une dizaine d’années. Carine Roitfeld est arrivée à une soirée Vogue, et tout Paris se demandait qu’elle était la robe qu’elle allait porter, et elle a porté un vintage d’Azzaro. Cette robe a fait le tour du monde et a relancé totalement la marque ! Et c’est pareil, si on décide de mettre un soutien-gorge noir sous une chemise blanche, tout le monde va porter un soutien-gorge noir sous une chemise blanche. Si on décide que c’est la mode du pantalon large, et bien ça sera la mode du pantalon large.

 D: Quand vous parlez de Vogue touch, quelle est justement cette Vogue touch ? Je suppose qu’on dépasse le cadre des valeurs.

 DR: Ah non, la Vogue touch relève de l’instinct ! C’est quelque chose qui est difficilement descriptible, de l’ordre de l’impalpable, et ça fait 90 ans que ça dure. Cet instinct est directement lié au talent des directeurs artistiques. D’ailleurs à la différence des autres magazines et féminins où il existe un directeur artistique et une rédactrice en chef, au Vogue Paris, la rédactrice en chef est aussi en charge de la direction artistique, donc de la ligne stylistique du magazine.

 D: Est-ce que finalement cette Vogue touch ne tient pas aussi à une personnalité ?

 DR: Je vous donne un autre exemple, avec Emmanuelle qui a relancé complètement le smoking blanc il y a deux ans. Un jour je l’ai vu revenir, elle avait une veste blanche, personne ne portait de veste blanche. C’était presque incongru d’avoir une veste de smoking blanche, il y a 10 ans c’était la chose la plus ringarde qui soit. Puis un jour, elle porte une veste de smoking blanche, et voilà, partout de Mango à Zara en passant par Maje, Sandro, Balmain et plein d’autres, vous avez des vestes de smoking blanc.

 D: Quel serait donc le nouveau contrat éditorial entre Vogue Paris et ses lectrices ?

 DR: Le contrat de lecture du magazine n’a pas changé. Il reste intact, même si l’on améliore la ligne éditoriale. Au contraire, si l’on a voulu faire ces évolutions de forme et de fond, c’est pour justement renforcer notre relation avec notre lectrice, car de son coté elle évolue aussi. On peut évidemment parler d’une évolution socio-culturelle, par des phénomènes exogènes, les mentalités, les attentes et les besoins changent de plus en plus vite. Il y a aussi le fait que les femmes sont hyper sollicitées par tout type de médias aujourd’hui, il y en a partout et tout le temps. Ainsi on se doit de renforcer notre relation avec notre lectrice. On ne peut pas nier que depuis l’avancée socio-culturelle datant de la crise de 2008, un véritable changement de mentalité s’est opéré. De ce fait, Vogue s’efforce de toujours anticiper ces évolutions.

 D: Et ce changement quel est-il ?

DR: Ce que toute la presse et tous les blogueurs ont relaté. Cette fin du bling bling, cette fin de la femme guerrière, avec la volonté d’une femme plus sereine. La fin d’une certaine vision d’une féminité, et d’une certaine attitude, on tend à aller vers plus d’harmonie, de sérénité, de féminité et moins d’agressivité, moins de force. Depuis sa création, Vogue a toujours accompagné la femme dans ses évolutions, dans sa quête de liberté et d’indépendance. Par exemple, suite à la première guerre mondiale elles ont porté les cheveux courts, pour affirmer leur différence et pour montrer aux hommes qu’elles avaient conquis de l’indépendance : la mode accompagne constamment la femme dans son rôle social et sa relation à l’homme, en se servant du corps d’une façon ou d’une autre. Et là viennent de se fermer les années 90 – 2000 où la femme avait besoin d’affirmer sa supériorité. La femme de pouvoir, la wonderwoman qui monte sur tous les fronts, qui est gagnante, qui est guerrière et qui montre sa force. Elle avait besoin de le prouver. Je crois qu’aujourd’hui nous sommes entrés dans une phase où on n’a plus besoin de le dire, car désormais la femme est l’égale de l’homme, elle a gagné ses lettres de noblesse, et personne ne remet ça en question. De ce fait, la séduction qui était une arme pour exprimer son indépendance et son autonomie sociale n’a plus lieu d’être. C’est presque incongru aujourd’hui de voir de l’hyper-sexualité, de l’hyper-provocation aussi bien physique que sexuelle. Aujourd’hui on est plutôt dans une certaine sérénité, un apaisement et une gaité, une joie de vivre. On vit des années qui sont super dures, en terme de crise, problèmes sociaux, économiques, financiers, ainsi notre mission c’est de montrer aux femmes un certain optimisme, une certaine légèreté de la vie. La mode tout en étant un sujet extrêmement sérieux, loin d’être frivole et futile, tend à gagner en légèreté. C’est un mode d’expression pour la femme, pour montrer qui elle est, du matin au soir, en fonction de son humeur, pas de façon guerrière mais de façon simplement affirmée.

 D: Pourquoi ce choix d’une triple cover ?

 

 DR: On avait envie de faire un coup pour cette couverture, ça permet de faire du bruit. À chaque fois que Vogue sort ses triple covers, elles deviennent collectors, alors un conseil, gardez ces précieux objets pour vos futures progénitures. Plus sérieusement,  ça nous donne l’occasion réunir les trois plus grandes tops du moment, Daria Werbowy, Kate Moss et Lara Stone, qui ne font aucune cover de magazine à part Vogue. Nous sommes les seuls à accomplir cet exploit : pourquoi s’en priver ?

 D: Que répondez vous à certaines critiques qui se plaignent d’une récurrence d’égérie en couverture de Vogue Paris ? Pour cette édition n’aurait-il pas fallu de nouvelles têtes ?

 DR: Ce n’est pas si facile de trouver des new faces intéressantes. Pour donner une cover à une new face, il faut qu’elle la mérite : Vogue Paris se mérite ! Et lorsque c’est le cas, c’est l’assurance d’une carrière « successful ». Prenez l’exemple de Daria et même de Lara : elles ont toutes été lancées par Vogue Paris. Mais je vous rassure, un prochain numéro de new faces arrive.

D: Qu’apportent au nouveau Vogue Paris les pages sépia/kraft ? Que répondez-vous à la concurrence qui suggère que vous vous en êtes largement inspiré ?

 DR: (Trouble…) Oui, cette petite réflexion m’a été faite. Que dire? Pour être honnête et transparente, il n’y a eu aucune inspiration puisque ce n’est qu’après coup qu’on en a eu vent. C’est le directeur artistique qui a absolument imaginé ça. On l’a fait dans un souci de rupture, de marquer le rubriquage avec un papier coloré. Pour ces numéros il était kraft, beige, mais il peut être bleu, rose, de toutes les couleurs. Ça aurait pu être un tweed, une trame de maille, et puis ce n’est pas figé, ça peut changer, tout en permettant de donner du rythme à la rubrique.

 D: En terme de tendances, on assiste au déclin du luxe statutaire / transgressif, et en contrepartie l’émergence d’un luxe «normal» (inscrit dans une forme de réalité, vérité = Lanvin, Gucci) Comment Vogue Paris s’inscrit-il dans cette tendance ?

 

DR: Je crois que l’on a un peu lancé cette tendance, non ? Nous avons fait depuis quelques temps appel à de jeunes socialites dans nos numéros. C’est bien d’avoir des filles qui ne sont pas spécialement des mannequins, ça apporte une certaine fraicheur, une réalité. Elles sont sublimes mais encore accessibles, les femmes ont envie de voir ça aujourd’hui. Les femmes ont besoin de s’inspirer de femmes qui ont une vie plutôt normale. Mais ce ne sont pas des femmes normales, vous verrez, elles ont des carrières qui fascinent, des destinées particulières. Je crois que ce qui fascine le plus les lecteurs c’est quand ces femmes arrivent à avoir une vie professionnelle, une vie de femme, à connaître de grands succès, et en même temps être belles, très belles. On recherche le modèle de la femme épanouie et complète, et c’est ça qui fait rêver, plus qu’une beauté outrancière trop papier glacé. Nous quand on interroge nos panels de lectrices et qu’on leur demande, « pour vous qui sont les femmes Vogue ? » Les noms changent en fonction des âges, mais dans l’ensemble c’est Vanessa Paradis, Charlotte Gainsbourg, Emmanuelle Seigner, des filles qui ont aussi souffert. Des femmes fortes, mais en même temps des femmes épanouies. Quant à la normalité, cela dépent des marques effectivement celles que vous avez citées, mais pour Vogue Paris non merci: ça nous angoisserait que l’on dise de Vogue qu’il est un magazine normal, je dirai qu’il est un magazine de plus en plus dans la réalité pour aller dans votre sens.

D: Le bookzine de Carine Roitfeld veut apporter une vision plus créative et moins marketée à la mode, pensez-vous que cette vision est encore d’actualité dans la mode contemporaine ?

 DR: Je ne peux pas vraiment en parler car je n’ai pas vu le magazine. Mais je sais qu’à l’époque où Carine était encore chez Vogue, elle avait énormément d’idées pour le magazine, mais des idées qui selon nous n’étaient pas applicables à Vogue Paris. Elle a des idées étonnantes et hyper créatives qu’elle va avoir la liberté de mettre à profit dans cette expérience. On va voir, parce que la très honnêtement personne détient la vérité, on a pas de boule de cristal. Je souhaite que ça fonctionne pour elle. De toute façon ce n’est pas du tout un concurrent, elle déclare elle même qu’elle ne peut apporter une concurrence à Vogue Paris. De mon coté, je n’ai vu que la cover, quelques sujets, des images qui sont sur le web. C’est dans la veine de ce qu’elle sait faire, dans son identité, dans l’expression de son stylisme, je ne vois pas de changement.

D: Quelle est la philosophie digitale de Vogue Paris ? Quelle missions assignez-vous à vos plateformes ?

 DR: Aujourd’hui en tant que rédaction bi-médias, tout le monde travail pour tout. C’est une même équipe, donc la même énergie, la même vision de la mode, la même expertise, tout ça pour le site et pour toutes les autres plateformes. Mais bien sûr la pierre angulaire de la marque Vogue reste le magazine. C’est le temple, c’est là où toute la créativité s’exprime et où les tendances se lancent, et c’est là où on exprime les talents de la marque.

 D: Vogue Paris a recruté en chroniqueuse spéciale, un talent 2.0 en la personne de Garance Doré, pourquoi ce choix ? Garance est beaucoup plus connue pour ses talents d’illustratrice que pour la flamboyance de sa plume. Quel va être le sens de cette collaboration ?

 DR: Totalement d’accord avec ça, et très pertinente comme question, puisque moi même quand Emmanuelle Alt m’en a parlé, j’ai exactement dit la même chose. Mais elle adémontrer le contraire avec une certaine intelligence et une certaine logique. D’abord Garance s’est fait connaître par son blog, ses photos, et elle a beaucoup évolué  et elle a dépassé le cadre du  blog. C’est une fille qui a un certain regard, un point de vue. Emmanuelle la connait depuis des années, et elles ont une vision et une sensibilité commune. Emmanuelle s’est reconnue d’ une certaine façon. Mais d’un autre coté, Garance en étant une freelance, a plus de liberté pour exprimer ses points de vue plus forts, aborder un ton plus décalé, là où Vogue ne pourrait pas l’être. Vogue c’est un monument, c’est sérieux. Donc avoir une chroniqueuse, qui apporte un peu d’humour, un point de vue décalé, ça nous déplait pas, et ça ne déplait pas aux lecteurs. Et vous allez voir, ne soyez pas trop dur cher Darkplanneur..mois après mois sa chronique va évoluer (rires..), là j’ai vu son petit papier pour le prochain numéro, c’est vraiment sympa à lire.

La suite à venir ds le part 2…

(credits: yourstylejourney.com)

 

2 COMMENTS

  1. Si Garance Dore apprend enfin a ecrire, sans exces de points d’interrogation, de suspension ou d’exclamation, alors tout va bien,

  2. Il y’a une boutique de design a aller voir l’avant scène au 99rue du chemin -vert. Paris
    Elle. Est génial
    Les bosse sont géniaux et agréables

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