Darkplanneur vous présente sa nouvelle chronique évènementielle; »Watchoscope »

Vous le savez, depuis des années nous vouons une passion sans bornes aux belles choses, aux beaux objets, plus particulièrement au seul véritable bijou de l'homme, sa MONTRE! Cela confinant même parfois à une forme de pathologie addictive et tellement grisante...mais ne vous méprenez surtout pas, nous parlons ici  de garde-temps, d'(Haute) Horlogerie. Mus par cette passion, nous avons décidé de créer une chronique évènementielle sur l'horlogerie, et qui de mieux que mr Laurent Picciotto, fondateur de la respectable maison Chronopassion ( "The" Spécialiste Français de Haute -Horlogerie tout simplement) pour nous accompagner dans cette aventure? Nous vous présentons donc "WATCHOSCOPE", notre chronique évènementielle, qui porte un regard décalé sur le monde horloger.

Darkplanneur: Qui es-tu Laurent Picciotto ?

 Laurent Picciotto: Je suis un marchand de jouets pour adultes. Les montres c’est un truc de mômes ! Quand on prend le virus de ce types d’objets, la réalité c’est qu’on a tous la plupart du temps en tête notre première montre. C’est assez curieux parce qu’on se pare de cet objet et on devient quelqu’un d’autre et on se rend compte que quelques années plus tard qu’on pourrait penser que la maturité nous a assagi sur ce genre de choses et de phénomènes, mais en réalité, pas du tout. Mais comme un vêtement, la montre nous ressemble, elle est la personnalité de ce qu’on semble être et de ce qu’on veut faire passer aussi en terme d’esthétique, de technique, de culture, de plein de chose.

Donc, moi je suis, par rapport à tout ça, une victime consentante de ce genre de phénomènes, et qui est juste là pour aider les autres victimes (sans intention de nuire puisqu’à la fin c’est ne que du plaisir). Les effets secondaires ils ne sont que financiers donc ce n’est pas très grave, il y a bien plus grave.

D:  Quelque part, tu assouvis quelque chose ?

LPJe soigne le mal par le mal !

 D: Oui c’est ça, tu es « un dealer de passion » en fait !

 LP: Oui c’est vrai, il y a un côté dealer. J’ai quelques clients qui pensent cela et qui dise que c’est assez diabolique mais ils sont d’accord sur la conclusion. C’est à dire qu’il n’y a pas intention de nuire, il y’a vraiment intention de s’amuser, d’être léger, même si parfois ça fait un peu mal sur la carte de crédit mais personne n’oblige personne. Donc quelque part, on est tous complices de sa passion, de son achat. On est là pour s’amuser.

D:  Pourquoi avoir choisi de participer a cette aventure horlogère avec Darkplanneur ?

LPL’approche Darkplanneur elle est Luxe avec une apparente d’indolence et je dirai même à certain moment presque d’insouciance d’aller souvent traiter des sujets qui sont rattachés – en tout cas pour une partie du site – au Luxe de façon assez similaire avec notre approche. C’est à dire qu’on n’est pas là pour donner un cours magistral, on n’est pas là pour vendre de la soupe à tout prix (surtout celle qu’on apprécie peu). On est là pour être dans l’émotionnel et avoir simplement envie de le faire partager.

 D: Première étage de notre collaboration : les vacances. Qu’évoquent-t-elles pour toi ?

 LP:C’est un vrai sujet. On voudrait être des vacanciers professionnels ! On essaye d’aménager des zones de confort et de partir le plus souvent possible pour voir d’autres gens, d’autres objets, d’autres univers, d’autres cultures. Les vacances c’est « aller se laver la tête ailleurs », voir ce qu’il se passe ailleurs.  Mais, les vacances c’est surtout une question d’humeur et d’état d’esprit.

 D: Pour le dandy contemporain, qu’attendre de sa montre l’été ? Quelles sont les valeurs qui vont y être associées ?

 LP: Il faut avant tout qu’il suive son instinct, ses goûts et ses certitudes. Il est évident qu’on va demander à une montre de la fiabilité et une bonne lecture. Chacun après va mettre un certain nombre de contrainte. Mais, encore une fois, quand on parle de vacances, on va parler d’étanchéité. Le multi-fuseau horaire est aussi apprécié en fonction du déplacement. Cela peut-être aussi intéressant d’avoir une montre alarme  Girard-Perregaux a longtemps été fort avec sa montre Traveller II pour combiner tous ces éléments. C’est la montre du voyageur contemporain. Au delà d’avoir un morceau de sa personnalité au poignet, c’est aussi une utilité fonctionnelle – même si au départ le cahier des charges c’est de se faire plaisir et de s’amuser –.

 D: Allez c'est parti pour notre tour du monde des vacances, où va t'on et surtout que porte t'on?

LP: Premier arrêt incontournable,  ST TROPEZ!

A St-Tropez on a différents mondes qui cohabitent, différents rythmes, différents endroits. On peut avoir envie de porter des montre avec des têtes de morts sculptées sur le boitier comme on peut avoir envie de porter une Max Büsser, on dirait que c’est vraiment un morceau du moteur Harley qu’on a au poignet. Et puis on peut avoir envie d’avoir une Max Busser en or rose parce que on va peut-être se retrouver un soir invité dans un dîner dans les parc de St-Tropez que ce soit à La Messardière ou à la Villa Belrose et que d’un seul coup il y’ait tel patron de telle marque horlogère.

 


2e arrêt, l'incontournable Corse! Toujours les mêmes critères de vacances. On est plus à l’aise avec une montre étanche qu’on ne va pas enlever, plutôt sur bracelet caoutchouc puisque c’est l’été, plutôt très robuste et antichoc parce qu’en Corse on est pas à l’abri de crapahuter, de tomber sur des potes qui font du VTT et de faire des trucs à droite à gauche. La Panerai c’est aussi pour la jouer « low-profile ». On ne va pas venir jouer avec la susceptibilité soi-disant légendaire des Corses !

 

 

3e pit stop, la Sardaigne ou  la fameuse Amalfi Coast (Capri, etc..).Les Italiens sont tellement des fous de montre que ça donne envie d’aller un peu les titiller et peut-être de mettre une montre plus compliquée, plus rare. On connait leur légendaire "bella figura" (flamboyance), ce serait donc un vrai challenge que nous français les battions sur leur propre terrain de jeu: je mettrai donc volontiers soir une Breguet Tradition, soit une Urwerk 202 pour mettre la barre un peu haut.


 

Ensuite viennent les Cyclades et la Grèce: bon on oublie le contexte géopolitique...Avec la mer et le soleil je serai tenté de te dire la Diver de Richard Mile qui sont étanche quoiqu’il arrive. Mais, peut-être que là aussi, pour ne pas en mettre plein la vue à tout le monde j’irai plutôt vers la montre ronde extra-plate, semi-squelette qui va allier le chic et le sport sans problème comem la Royal Oak Offshore.

Ahhh Ibiza!!!!! Bien que je ne sois pas un grand connaisseur de cette île, je pense immédiatement à une montre de fêtes, une montre moderne, une montre qui rajeunit. Je prescris d'ailleurs aux personnes âgées une Hublot ! Car ses lignes avant-gardistes et modernes, l'alliance entre le métal et le caoutchouc donne une allure vraiment différente à son détenteur.  Le succès de cette marque encore aujourd’hui c’est qu’elle colle à  notre époque.

On peut tout se permettre à New-York! Ville de la grandiloquence, Sky's the limit!   Je choisirai avec beaucoup de soin, une Ressence ou une Perrelet car pour New-York il faut une pièce compliquée, très transparente, avec des verres travaillés, presque avec des prismes et qui pourraient presque être un building New-Yorkais... Ce serait presque un hommage ! Evidemment ce serait plutôt la montre que je mettrai le soir.

Ville métissée, ville des corps et des physiques, à Miami la température monte vite... Je choisirai donc une Mazzuoli pour son bracelet qui est presque une lanière havane et un cadrant ivoire qui est presque surannée, une montre qui est quand même avec une présence optique et avec laquelle on peut barouder partout sans soucis. Puis, pour le côté plus habillé, une Moser pour la confidentialité de la Maison, son côté traditionnel et classique. Cela pourrait peut-être surprendre les quelques amateurs que je rencontrerai là-bas car ce n’est pas encore une marque  si planétaire et qui sauront remarquer que cette simplicité est technique et pas neutre.

 

Enfin dernier arrêt pour notre vacancier globe -trotter en quête de déconnexion totale: Une Panerai en bronze. Le fait qu’elle change de couleur au fur et à mesure des baignades à cause de l’oxydation change le bronze. On a une accélération du vieillissement très intéressante. Je dirai qu’à St-Barth, personne n’a rien à faire de rien, tout est cool et tout le monde est riche ! Personne n’a rien à prouver à personne. On peut donc faire St-Barth en Panerai permanente.

Bonnes Vacances Horlogères...

Remerciements à la jeune padawan Rachel Drillech pour son aide précieuse, et à notre chroniqueur d'élite mr Laurent Picciotto (Chronopassion 271, rue st Honoré, Paris 75001)

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