Overdressed ou la mort de la « Fast Fashion? »

Notre jeune Jedi mlle Amélie Buche s'attaque aux préceptes en cours dans l'univers du luxe.. un seul mot, le futur est déjà là!

« Ne jamais utiliser le mot “cheap”. Aujourd’hui n’importe qui peut avoir l’air chic dans des vêtements peu coûteux (les riches les achètent aussi). Il y a de beaux vêtements à tous les niveaux aujourd’hui ».  Voilà une assertion de Karl Lagerferld qu’on a longtemps cru immuable dans la mode des 2010's. Heureusement, tout cela arrive à bout de souffle ! Avec Overdressed, the Shockingly High Cost of Fashion, Elizabeth Cline signe la mort du “Cheap Chic" :en effet, dans ce livre, elle nous invite à disséquer l’état actuel de la production et de la consommation de la mode et c’est avec une perspective plutôt sombre qu’elle évoque le phénomène de cette Fast-fashion qui aura beaucoup trop démocratisé les genres.

  • La Fast-Fashion, où l’art d’acheter de la camelote à une vitesse éclaire.

                                                                                                                                                                                                                                                                      La majorité d’entre nous a aujourd’hui, abandonné l’idée de vêtements de bonne qualité en faveur de vêtements pas chers qui sont aussi jetables qu’un papier d’emballage Mac Donald’s. Individus lambda ou fashionistas, la nouvelle obsession est au cheap chic. Une frénésie évangélisée par les bloggeuses de modes qui n’hésitent pas à arborer fièrement leurs nouvelles trouvailles à 30 euros, qui ne résisteront pas à trois lavages. (N’oublions pas que la bloggeuse de mode est aujourd’hui le gourou le plus accessible à la masse).

  • La Fast-Fashion : le résultat d’un monde « addict » au low-cost

                                                                                                                                           Mais quelle est la cause de cette mode jetable ? La crise me direz-vous ? Eh bien pas seulement. Notre chère et tendre société de consommation a aussi son mot à dire. La tendance du « toujours plus » a atteint le milieu de la mode, à son tour. Notre société est devenue addict au low-cost refusant d’admettre qu’un produit de qualité ne peut être bradé. La vitesse du monde dans lequel nous vivons a définitivement touché l’industrie de la mode qui semblait jusque là, suivre ses propres règles.

  • Le triomphe du “Big Five” of Fashion.

                                                                                                                                       Cause ou conséquence à cela, on a vu se créer des géants de la mode qui ont pu réagir plus rapidement aux tendances et mieux anticiper les demandes. Gap a été le premier monstre à nous proposer d’acheter le même t-shirt dans toutes les couleurs possibles. Ensuite est arrivé le Big Five of Fashion comme l’appelle les américains : H&M, Zara, Walmart, Old Navy et Forever 21. L’empire du Fast-fashion a grandi, nous laissant un choix indénombrable de vêtements mais qui ne dureront qu’un seul été.

  • La fast-Fashion ou « La mort des tendances »

                                                                                                                                          Le résultat est sans appel. Le rythme des tendances de la mode est maintenant tellement rapide, qu’il est devenu de plus en plus difficile pour une tendance, de sortir du lot et de s’étendre.  Starck nous en parlait dans le Frame du mois de juin (cf. « La mort des tendances » vue par Starck, darkplanneur) : Impossible de définir une tendance qui caractérise la dernière décennie. La plus grande tendance des années 2000,  sont les tendances elles-mêmes ! Adieu bon goût et créativité et bonjour tendances communautaires et uniformes !

  • Retour à l’essentiel : la Luxèse

                                                                                                                                       Heureusement, certains sont là pour nous remettre sur le droit chemin. En opposition à ce phénomène, on voit se développer une nouvelle idée, la luxèse. Ce doux mélange entre luxe et ascèse, incarne une nouvelle forme de distinction, encourageant à ne plus posséder quantitativement mais qualitativement. Les adeptes de la luxèse préfèreront s’acheter un jean de créateur plutôt que cinq de grande distribution ou Plutôt qu’acheter en abondance des choses peu importantes, ils choisiront  un objet d’exception qui à lui seul les comblera.

       Bien plus que de l’anti-fast-fashion, la luxèse est un vrai retour à « soi » : retrouver notre dimension plurielle quand tout ne cesse de nous unidimensionnaliser.  La luxèse replace le luxe et l’extraordinaire dans leur écrin. …                                                                                                                                                                                                                        

            

            Voyez donc le succès de la dernière collection Haute-Couture par l’exceptionnel Raf Simons.

 

 

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  • http://twitter.com/BleuKobalt Marina P.

    J’y crois pas. En ce temps de crise, et avec toutes les préoccupations liées à notre société de consommation, je pense que les consommateurs se tourne vers du durable. Or le luxe, bien surévalué par le marketing, exploitant des ressources plus ou moins rares, et plus ou moins polluantes, est tout sauf durable. Le temps où Luxe = Qualité est bien révolu !

  • Nono

    Vraiment sans queue ni tete cet article. On passe du coq a l’ane sans aucune logique.

    On balance des pseudo tendance sans le moindre chiffre pour soutenir ses propos, on ressort un vieux neologisme pour sembler etre malin (laisser ce bon vieux luxese dans les placards de l’annee 2006) et on finit tout ca en prenant pour example la haute couture (200 clients dans le monde, 4 maisons uniquement a en respecter ses codes) pour illuster le tout, en parlant de succes d’une collection qui n est meme pas en magasin.

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