C’est avec un grand plaisir, que notre émission Darketing, reçoit Thomas Jamet, directeur général de Newcast, responsable des activités de Brand Content et d’Entertainment de VivaKi (ZenithOptimedia, Starcom, Digitas, Duke/Razorfish du Groupe Publicis), pour son fascinant ouvrage « Renaissance Mythologique ». 

Darketing , saison 3 épisode 4, le nouvel épisode de l’émission réalisée par l’ISEG Marketing & Communication School, et Darkplanneur, dédiée à l’actualité littéraire du marketing, est en ligne. Pour cet opus, l’émission accueille Thomas Jamet, directeur général de Newcast, responsable des activités de Brand Content et d’Entertainment de VivaKi et auteur de Ren@issance mythologique, l’imaginaire et les mythes à l’ère du digital (François Bourin Éditeur).

L’auteur décrypte les figures mythologiques réinventées par la société contemporaine, notamment dans la communication digitale. Le mythe devient facteur d’engagement en créant une histoire commune, reprenant ainsi la dynamique du storytelling afin de ne laisser aucun temps mort dans un contexte de consommation boulimique de l’information.

Premier exemple de mythe mis en avant par Thomas Jamet : Google. Il s’agit de la firme absolue présente dans notre quotidien, un système parti de rien qui s’impose aujourd’hui à la manière d’une divinité antique, créatrice d’une cité et qui en définit les lois et le fonctionnement.

Autre figure mythique du web 2.0, Facebook est comparé par l’auteur au Léviathan. Il lie deux définitions, celle de Thomas Hobbes qui désigne par ce terme l’ensemble des individus composant une société et la définition biblique de la créature dévorant les âmes pour les mener vers l’enfer. Facebook réunit ces deux aspects par sa capacité à fédérer 600 millions de membres mais également par les polémiques qu’il suscite sur l’utilisation des données personnelles des utilisateurs.

Après les deux grands noms du web, l’auteur se penche sur le phénomène Bref, série de Canal +. Les histoires du quotidien reprennent directement le principe du storytelling en se rapprochant de l’individu plutôt que de chercher des grandes figures emblématiques. Ce format court est proche des récits antiques qui intégraient les dieux dans le quotidien des hommes.

Pour conclure sa démonstration sur l’omniprésence des mythes dans l’ère digitale, Thomas Jamet décrypte l’univers de la chanteuse Lady Gaga. Il assimile sa relation avec ses fans au culte de la déesse-mère. Elle s’adresse en effet à eux, à travers ses clips ou Twitter en utilisant et détournant des codes liés à la religion et à la divinité. 

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